TECHNO une musique qui résiste, rencontre avec Jacqueline Caux, réalisatrice adoptée par DETROIT

 
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Jacqueline Caux, cinéaste, écrivaine entretient un lien spécial avec Détroit. La Motor City semble être son laboratoire social. Depuis près de 30 ans, elle est à l’affût des signaux contre culturels portés par la musique électronique et par les mutations sociales de la ville. Après Cycles of the mental machine en 1995 qui résonne comme une découverte par le grand public pour cet art encore méconnu et Man from Tomorrow en 2014, qui dresse le portrait de Jeff Mills, l’un des pères fondateurs de la Techno, elle tourne en 2016 son troisième opus, Never Stop. Ce qu’elle considère comme une suite du premier, c’est un pont entre l’avant et l’après. Une progression voire une maturité de cette musique, jouée avec des machines, qui s’est imposée au fil du temps, racontée par leurs pionniers. De la contre culture à la démocratisation, des labels indés face à la montée des Majors. Enfin c’est aussi l’histoire d’une condition humaine, celle de faire de la musique pour ne pas sombrer dans la misère sociale. Celle d’une échappatoire pour de nombreux artistes. 
Le titre, elle l’a trouvé par hasard dans une ruelle où était tagué “Never Stop”. Ce fut le déclic (citation). Never Stop, “Une musique qui résiste” au Majors donc, mais aussi aux pressions sociales, à la désindustrialisation, et qui résiste grâce au caractère de nos artistes façonnés par une ville instable et perturbée. 
Notre chroniqueur a tenté de comprendre cet amour que porte la cinéaste pour Détroit et son histoire à l’occasion du Festival Dernier Cri 2017. 
BIOGRAPHIE JACQUELINE CAUX
Jacqueline Caux a une formation de psychanalyste. Cinéaste et écrivain, elle a publié des livres d’entretien. Associée à l’organisation de plusieurs festivals de musique d’aujourd’hui, elle a réalisé des émissions de recherche pour France Culture, des petits théâtres intimes sous formes de boîtes, des films musicaux. Elle a aussi réalisé des courts-métrages expérimentaux qui ont été présentés en 2003 au Festival International Paris-Berlin et au Festival du Film de Femmes de Créteil. De 1997 à 2006 elle a collaboré à la Revue Art Press.

Journaliste : Adrien Reyne
Edito : Alix Odorico
Réalisation : Desconnets Cristobal 

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